Ma dernière randonnée

Ne vous méprenez pas, j'espère bien recommencer dès que possible à randonner. Moi qui étais si contente de cheminer à nouveau avec mes amis de Rando Découverte Amitié, l'association dont je fais partie, voilà que je suis de nouveau immobilisée pour quelques temps.

Depuis le mois de septembre, j'avais repris régulièrement les randonnées. La première fois, autour des Etangs du Cora, une randonnée plutôt plate, qui correspondait bien à mon désir de reprendre en douceur et dont le parcours faisait 10 km.

La deuxième randonnée était autour de Bréançon, joli coin du Vexin, pour laquelle nous avons parcouru environ 12 km et la troisième, plus citadine, dans le cadre de la Semaine Bleue s'est déroulé d'Osny à Pontoise et ne faisait que 8 km.

 

Le 18 octobre 2018, c'est du côté de la ferme d'Ecancourt que nous sommes allés nous garer. Elle commençait vraiment très bien cette belle randonnée aux couleurs automnales. Un soleil d'octobre, étonnamment chaud pour la saison, m'a fait tomber la veste dès la première côte. J'avais plaisir à prendre quelques photos. A peu près à la moitié de la randonnée, avant notre pause, j'étais en pleine conversation avec un randonneur du groupe, lorsque je me suis brusquement retrouvée par terre. Je pense m'être tordu la cheville, mais je n'ai rien vu venir, je n'ai pas trébuché, je n'ai pas eu le temps de rétablir l'équilibre, je n'ai pas compris ce qui m'arrivait. Ma chute sur le thorax a été très violente et je n'ai pas eu le réflexe de mettre mes mains pour amortir. Nous étions en pleine forêt de l'Hautil. J'ai entendu quelqu'un crier : «  Ne la touchez pas ! Annick, tu peux te relever ? »

Je me suis relevée avec une violente douleur au niveau de la poitrine, ainsi que la cheville droite très douloureuse. Une amie randonneuse m'a donné des granules homéopathiques d'Arnica.

C'était la pause. Puis nous sommes repartis. Nous avons continué en forêt, traversant quelques routes. J'espérais que nous allions bientôt rencontrer un village et que j'aurais pu appeler un ami qui serait venu me chercher en voiture. Mais ça n'a pas été le cas et j'ai marché encore 6 km. Chaude ma cheville ne me faisait pas plus souffrir que ça. Je sentais une douleur à la poitrine, au niveau du plexus, là où se trouvait la boucle de mon sac à dos. J'avais emprunté les bâtons d'une randonneuse de petite taille. Ils étaient trop petits pour moi, mais je ne voulais pas changer son réglage. Je m'en servais pour alléger un peu ma cheville.

Une fois rentrée, j'ai mis de la glace sur la cheville, puis une attelle. C'est ma troisième entorse exactement au même endroit, je suis bien équipée ! Les béquilles m'ont bien servi aussi, surtout que chez moi, il y a trois niveaux, donc deux escaliers.

J'avais toujours un peu mal à la poitrine et j'étais obligée de restreindre ma respiration. La première nuit a été horrible, j'ai même eu des nausées et une douleur très forte au niveau du plexus que j'ai attribuée aux anti-inflammatoires que je supporte très mal mais que j'avais pris le soir pour l'entorse.

Ce n'est qu'une semaine après que les douleurs au thorax sont devenues tellement insupportables une nuit que j'ai pris peur et que je me suis rendue aux urgences médicales, où j'ai passé plus de cinq heures.

J'avais déjà enlevé mon attelle et l'avais remplacée par une chevillère. Le médecin qui m'a ausculté m'a dit de la remettre et de la garder minimum trois semaines. Il a diagnostiqué des côtes fêlées. Rien à faire d'autre que le repos total et les anti-douleurs. Moi qui ne prends plus jamais de médicaments, là je ne pouvais pas faire autrement tellement je souffrais. Je ne pouvais ni rire, ni tousser, ni éternuer, ni même respirer normalement et je me sentais épuisée par une semaine pendant laquelle j'avais peu dormi et respiré à l'économie.

Le médecin des urgences avait dit que je mettrais entre un et deux mois pour guérir mes côtes. Au bout d'un mois je ne sentais pratiquement plus rien. Mais j'ai vraiment trouvé le temps long !

 

Je commence des séances de rééducation demain matin. Pour l'instant, il n'est pas question pour moi de reprendre les randonnées, mais c'est mon objectif.

Mes problèmes de sommeil et mes mouvements involontaires des jambes la nuit étant toujours présents, il est plus délicat de guérir de ce genre de blessures.

 

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